|
|
| Détail |
|
|
| |
| Saw 4 |
 |
DVD Europe
Saw 4
Le Tueur au puzzle et sa protégée Amanda sont tenus pour morts. Malgré tout, ils parviennent encore à semer la terreur... |
 |
| Informations : |
 |
|
|
 |
|
|
| |
|
|
| |
| Synopsis: : |
| Le Tueur au puzzle et sa protégée Amanda sont tenus pour morts. Malgré tout, ils parviennent encore à semer la terreur en kidnappant Rigg, un officier des SWAT, et en l'introduisant de force dans un de leurs horribles jeux. Assisté de deux profilers du FBI, les agents Strahm et Perez, l'inspecteur Hoffman ne dispose que de 90 minutes pour surmonter les terribles épreuves du fameux Tueur et ainsi sauver son vieil ami d'une mort certaine. |
| |
| Critique(s): : |
« Quand les gens vous prennent pour un monstre, il n’y a qu’une chose à faire : dépasser leurs attentes. » La citation aurait pu jaillir de la bouche du méchant Jigsaw ou des producteurs de la saga. Perdu. C’est le photographe new-yorkais zarbi Joel-Peter Witkin, adepte de freaks et de morgue (voir ses séries sur de vrais cadavres), qui parlait pour lui. Son univers, de poisse et de mouches, glacial pire qu’un frigo, a sûrement inspiré celui des « Saw »…
Et de 4, donc. En moins de 4 ans. Décidément, les opus s’enfilent comme des bouts de barbaque sur une brochette. Boucherie Productions remet le paquet, escalade les chastetés, avec cette volonté unique : remuer. Les images, dès la séquence d’autopsie du début, cherchent à sortir de l’écran, pour venir touiller dedans notre ventre. Pas de message ni de profondeur, « Saw », c’est du cinéma émotionnel pur. Les fans répondront que la série se voue entièrement à la fabrication de la peur, feeling originel du cinéma. Donc, respect et merci. Oui mais non.
Il y a plus. L’effet d’une mode, vieille comme le snuff ; et relancée par les égorgements en live d’Al Qaida, les images d’Abou Graïb ou de pendaisons collectives en Iran, diffusés sur le Web. Plébiscités sur le Web. Saw, sans aucun courage, suit la tendance : esthétiser la torture et la mort, et brosser dans le sens des yeux un voyeurisme très fashion. Par un montage ultra cut, des ambiances baroques à la Andres Serrano, et un ton de clown sous amphet’.
Moins répétitif dans sa bête violence que le n°3, Saw 4 joue la préquelle, en alignant des flash backs censés mieux nous faire comprendre Jigsaw, bonhomme modèle avant de devenir monstre. Pour le reste, prisonnier de ses codes, le film aligne ses piloris et ses potences dans l’indifférence générale.
Gaël Le Bellego
Rédaction Comme Au Cinéma. |
| |
|
|
 |
 |
|
|
|
| |
|
|
|