|
|
| Détail |
|
|
| |
| Cloverfield |
 |
DVD Europe
1-18-08
New York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l'honneur de son départ pour le Japon... |
 |
| Informations : |
 |
|
|
 |
|
|
| |
|
|
| |
| Synopsis: : |
| New York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l'honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d'un soir, chargé d'immortaliser l'événement. La "party" bat son plein lorsqu'une violente secousse ébranle soudain l'immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s'est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre... et la tête de la Statue de la Liberté s'effondre brutalement sur la chaussée. L'attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu'un champ de ruines... |
| |
| Critique(s): : |
Depuis plus d’un an, le buzz internet autour du prochain projet de Jeffrey J. Abrams, le roi de ce genre de situation, monte. Les informations distillées au compte-goutte engendraient les théories les plus folles. Le mystère se lève enfin sur ce film, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’attente est énorme. Et oh joie, le film se montre à la hauteur de ces attentes, bien loin de n’être qu’un coup commercial.
L’histoire est simple. Les amis de Rob Hawkins lui préparent une surprise avant le départ de ce dernier pour le Japon (le pays de Godzilla, soit dit en passant). La soirée bat son plein lorsque qu’une déflagration touche le cœur de Manhattan, suivie de cris étranges et inquiétants.
Tout le monde sort et c’est alors que la tête décapitée de la Statue de la Liberté se retrouve au milieu de la rue. Pas de gros « spoiler » dans cette introduction. Ce n’est ni plus ni moins la bande-annonce qui circule sur internet depuis des mois. Le film commence donc après cet événement traumatisant pour tout New Yorkais, et tout Américain qui se respecte.
Pour coller au plus près l’action de ce film catastrophe, Matt Reeves a décidé de nous faire suivre l’histoire de l’intérieur. Ce sont les héros qui filment avec une caméra vidéo les événements. Ce procédé, piqué à un autre film qui avait fait son effet à l’époque, Le Projet Blair Witch, nous place donc forcément au cœur de la catastrophe, aux côtés des protagonistes. Éprouvant, il faut du temps pour s’habituer à ce filmage sur le vif. La caméra tremble, bouge dans tous les sens et on est parfois à la limite de l’irregardable. Passons aussi sur l’effet quelque peu vain, comme celui du film référence, qui veut nous faire croire que les images sont vraies.
Par contre, et contrairement à ce que l’on aurait pu penser, ce mode d’enregistrement de l’action ne cède pas au spectaculaire, alors qu’un film catastrophe fait souvent la part belle justement au spectacle de la catastrophe. Ici, la catastrophe fait peur, donc on préfère se cacher plutôt que la filmer. Les multiples scènes spectaculaires ne sont donc montrées que d’un œil furtif et il faut saluer cette démarche qui va à l’encontre des attentes de tout blockbuster qui se respecte. Matt Reeves fait la part belle à ses personnages, à leurs drames personnels, et créée ainsi une vraie relation entre eux et le spectateur.
Bien sur, on ne peut s’empêcher de trouver ça et là un film stigmate post-11 septembre, mais à l’image de La Guerre Des Mondes, il ne faut pas attendre d’explications sur l’origine du monstre. Le film se rapprocherait part exemple d’un Godzilla moderne.
En empruntant à droite et à gauche, Cloverfield rénove le film catastrophe avec une belle énergie. Et même si certaines intentions sont discutables, il n’en reste pas moins un film spectaculaire, efficace et jusqu’au boutiste.
Mathieu Girard
Rédaction Comme Au Cinéma. |
| |
|
|
 |
 |
|
|
|
| |
|
|
|